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Guide privé · Fiscalité Turquie 2026 · Mis à jour le 5 juin 2026

Exonération fiscale en Turquie sur les revenus étrangers : loi 7582 et article 20/D

La loi turque n°7582 publiée au Resmî Gazete n°33270 du 4 juin 2026 introduit une exonération de vingt ans sur certains revenus et gains étrangers pour des nouveaux résidents fiscaux, sous conditions. Cette page explique le texte, ses limites, les profils concernés et les vérifications à mener avant toute installation en Turquie.

Ce que la loi publiée prévoit

Loi publiée au Resmî Gazete

La loi n°7582, publiée au Resmî Gazete n°33270 du 4 juin 2026, introduit le nouvel article Mükerrer 20/D dans le Gelir Vergisi Kanunu n°193. La page ne traite donc plus d’un projet, mais d’un texte publié à analyser avec méthode.

Exonération possible pendant 20 ans

Le texte vise les personnes physiques considérées comme installées en Turquie et prévoit une exonération d’impôt sur les revenus et gains obtenus hors de Turquie pendant vingt ans, sous conditions strictes.

Condition des trois années précédentes

Le point central est l’absence de domicile et d’assujettissement fiscal en Turquie pendant les trois années civiles précédant l’installation fiscale en Turquie. Cette condition doit être documentée avant toute décision.

Pas de déclaration annuelle pour les revenus exonérés

Les revenus et gains étrangers entrant dans le champ de l’article 20/D ne font pas l’objet d’une déclaration annuelle en Turquie. Si une déclaration est déposée pour d’autres revenus, ces revenus exonérés ne sont pas intégrés.

Limites et contrôle fiscal

Les frais liés aux revenus exonérés ne peuvent pas réduire des revenus imposables. Les impôts payés à l’étranger sur ces revenus ne sont pas imputables en Turquie. Si les conditions ne sont pas réunies, les impôts non établis peuvent être considérés comme une perte fiscale.

Application à partir du 1er janvier 2026

L’article 4 s’applique aux personnes considérées comme installées en Turquie à partir du 1er janvier 2026, à compter de la publication. Les modalités pratiques restent à lire avec les textes d’application et les professionnels qualifiés.

Investisseurs, familles, dirigeants, groupes internationaux

Qui doit étudier cette réforme en priorité ?

Nouveaux résidents internationaux

Personnes physiques qui envisagent une installation en Turquie après plusieurs années sans domicile ni obligation fiscale turque.

Entrepreneurs et dirigeants mobiles

Fondateurs, consultants, dirigeants ou investisseurs dont les dividendes, plus-values, honoraires, intérêts ou revenus professionnels proviennent principalement de l’étranger.

Familles patrimoniales

Familles qui comparent Istanbul, Bodrum ou Antalya avec Dubaï, Monaco, Londres, Lisbonne ou Milan pour résidence, qualité de vie, succession et organisation patrimoniale.

Family offices et investisseurs privés

Structures qui doivent analyser résidence fiscale, banque, actifs financiers, sociétés étrangères, immobilier, assurance, héritage et confidentialité.

Talents internationaux

Profils qualifiés qui veulent utiliser la Turquie comme base entre Europe, Golfe, Asie centrale et marchés émergents.

Groupes internationaux

Entreprises qui envisagent parallèlement une base régionale, un centre de services qualifié, une structure de transit trade ou un bureau de coordination en Turquie.

Applications concrètes

Comment transformer la réforme en projet d’installation ou d’affaires

Résidence privée en Turquie

Préparer résidence, banque, assurance santé, logement, école, sécurité familiale et fiscalité avant une installation à Istanbul, Bodrum ou Antalya.

Structuration des revenus étrangers

Cartographier dividendes, plus-values, intérêts, revenus professionnels, management fees, actifs financiers et sociétés étrangères avant d’appliquer la réforme.

Family office à Istanbul

Créer un point de coordination discret pour patrimoine, fiscalité, banque, immobilier, assurance, santé privée, déplacements et relations de confiance.

Analyse succession et héritage

Étudier l’interaction entre l’article 20/D et le taux de 1 % prévu pour certaines transmissions par héritage pendant la période d’exonération.

Centre régional ou service hub

Analyser si une société turque peut aussi servir de base régionale pour finance, reporting, juridique, RH, data, technologie ou support commercial.

Plan d’installation sécurisé

Transformer la réforme en feuille de route : documents, calendrier, fiscaliste, avocat, banque, logement, assurances et contrôle de cohérence pays par pays.

Vérifications à préparer avant de demander l’exonération

date réelle d’installation et résidence fiscale effective
absence de domicile et d’assujettissement fiscal en Turquie sur les trois années civiles précédentes
source exacte des revenus : Turquie ou étranger
conventions fiscales applicables avec le pays d’origine
documentation bancaire, preuves de résidence et origine des fonds
impact sur succession, donation, société étrangère et déclarations dans les autres pays

À vérifier avant toute décision

Cette page ne constitue pas un conseil fiscal. L’article 20/D doit être analysé selon la résidence réelle, l’origine des revenus, les conventions fiscales, les obligations déclaratives dans les autres pays et les futures précisions de l’administration turque.

Un profil international doit être analysé avant d’agir

Bosphoras coordonne une lecture confidentielle du dossier : résidence fiscale, revenus étrangers, patrimoine, société, banque, assurance, immobilier et feuille de route d’installation en Turquie.

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Questions fréquentes

L’exonération de 20 ans est-elle désormais publiée ?

Oui. Le texte transmis correspond à la loi n°7582 publiée au Resmî Gazete n°33270 du 4 juin 2026. Il introduit l’article Mükerrer 20/D dans le Gelir Vergisi Kanunu. Cela ne signifie pas que l’exonération est automatique pour tous les étrangers.

Qui peut être concerné ?

Les personnes physiques considérées comme installées en Turquie, à condition notamment de ne pas avoir eu de domicile ni d’assujettissement fiscal en Turquie pendant les trois années civiles précédentes. Le dossier doit être vérifié individuellement.

Les revenus étrangers doivent-ils être déclarés chaque année en Turquie ?

Le texte prévoit que les revenus et gains entrant dans l’exonération ne font pas l’objet d’une déclaration annuelle et ne sont pas inclus dans une déclaration déposée pour d’autres revenus. Une confirmation professionnelle reste nécessaire avant application.

Tous les revenus sont-ils couverts ?

Non. La page vise les revenus et gains obtenus hors de Turquie dans le cadre de l’article 20/D. Les revenus de source turque, les sociétés locales, les activités exercées en Turquie, les frais et les crédits d’impôt étrangers doivent être analysés séparément.

Quel est le rôle de Bosphoras ?

Bosphoras ne donne pas de conseil fiscal. Bosphoras coordonne le diagnostic privé, prépare les questions utiles, organise les échanges avec les professionnels qualifiés et aide les investisseurs étrangers à construire une feuille de route claire en Turquie.